Le projet ARTFL de l'Université de Chicago ( en collaboration avec l'INaLF ) a développé sur internet une version de la première édition de l'Encyclopédie, ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers de Diderot et d'Alembert. Le projet porte sur les dix-sept volumes de texte et les onze volumes de planches de la première édition.
Fonctionnalités et mise en garde.
Comparaison des éditions de l'Encyclopédie.
Description
historique de l'Encyclopédie
Description
générale de l'Encyclopédie
Édition
de l'Encyclopédie utilisée par ARTFL
Zina
TUCSNAK (CNRS, INaLF),
( assistance informatique pour le site français)
Mark
Olsen, ARTFL,
Université de Chicago
La saisie des données de l'intégralité de l'Encyclopédie, soit 17 volumes de texte et 11 volumes de planches, est terminée. Le résultat permet une recherche rapide et souple, doteée d' une multiplicité de fonctions, telles que:
Ces recherches peuvent être exécutées selon diverses combinaisons. Ex: Auteur = Alembert et Thème = astron
L'utilisateur peut effectuer sa recherche dans l'intégralité de l'Encyclopédie ou se limiter à un corpus défini par les critères de recherche d'article.
Ex: auteur = Alembert, recherche d'articles pour ge/ome/trique
17 volumes d'articles et
11 volumes de planches
18.000 pages de texte environ76.242 éléments identifiés, dont
44632 articles principaux,
28366 articles secondaires, et
2575 légendes de planches20.736.912 mots au total, dont
391.893 mots différents
L'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une Société de Gens de lettres a été éditée entre 1751 et 1772 sous la direction de Diderot. Elle contient 17 volumes de texte et 11 volumes de planches. Parmi les rédacteurs, on trouve les plus éminents philosophes du dix-huitième siècle, tels que Voltaire, Rousseau, d'Alembert, Marmontel, d'Holbach ou Turgot, pour n'en citer que quelques-uns. Ces grands esprits (ainsi que quelques autres de moindre importance) ont collaboré dans le but de réunir et de diffuser en prose claire et accessible les fruits de la connaissance et du savoir accumulés. Contenant 72.000 articles écrits par plus de 140 collaborateurs, l'Encyclopédie était un travail de référence massif pour les arts et pour les sciences, mais aussi une machine de guerre qui a servi à propager les idées des Lumières.
En raison des problèmes de censure, les volumes successifs de l'Encyclopédie ont paru à un rythme irrégulier. Les sept premiers volumes ont été publiés entre 1751 et 1757, au rythme d'un par an. La publication des dix derniers volumes a eu lieu en 1766. Les volumes de planches, relativement peu touchés par la censure, ont été publiés de 1761 à 1772, à la cadence d'un par an. La première édition de l'Encyclopédie a été tirée à 4.000 exemplaires environ.
L'impact de l'Encyclopédie a été énorme, non seulement sous la forme de son édition originale, mais également sous celle des multiples réimpressions de plus petits formats et des adaptations postérieures dont elle a été l'objet. L'ouvrage a &e;té salué comme étant la somme de la connaissance moderne et le monument du progrès de la raison au dix-huitième siècle. c'est pour cette raison qu'il a été condamné. Par sa tentative de classer les connaissances et d'ouvrir tous les domaines de l'activité humaine à ses lecteurs, l'Encyclopédie a révélé plusieurs courrants intellectuels et sociaux de son temps.
Chacun des 17 volumes de texte contient en moyenne 950 pages folio sur deux colonnes. L'Encyclopédie entière totalise approximativement 72.000 articles, soit 16.500 pages contenant environ 17.000.000 mots. Un article typique inclut le mot principal, sa fonction grammaticale et son genre, la branche de la connaissance à laquelle il appartient (par exemple architecture, histoire, etc.), et le texte proprement dit. Pour beaucoup de mots il y a des entrées multiples qui reflètent l'utilisation de ces termes dans différents domaines. Par exemple, le mot " Ame " est d'abord défini dans le sens théologique, et ensuite en tant qu'élément des expressions "Ame des bêtes", "Ame des plantes" et "Ame de Saturne"; il est enfin utilisé dans les domaines suivants: "Lutherie", "Architecture et Dessein", "Stuccateur", "Artillerie", "Boisselier", et "Ame ou essieu d'un rôle de tabac". Il n'y a aucune longueur "standard" pour un article. Certains sont de la longueur du'une phrase; d'autres, comme "Anatomie", d' environ 28 pages, constituent à eux seuls de petits traités.
Il y a également un certain nombre de textes préliminaires, dont le "Discours Préliminaire" du premier volume, divers "Avertissements" concernant les volumes à venir, ainsi que plusieurs "Eloges" dédiés aux collaborateurs décédés durant l'entreprise. En même temps que des articles tels que "Dictionnaire" par d'Alembert et "Encyclopédie" par Diderot, ces textes donnent une idée de ce que pouvait réellement être l'écriture et la fabrication de l'Encyclopédie.
L'Encyclopédie contient 2, 569 planches, groupées par thème, dans l'espace de 11 volumes. L'édition folio initiale comporte des images de la taille d'une page que des images d'images deux, trois ou quatre fois plus grandes. Les légendes précèdent chaque groupe de planches. Les différentes planches contiennent fréquemment plusieurs images, habituellement combinées avec des lettres qui sont en lien avec le texte des légendes.
Bien que l'Encyclopédie, dès le départ, ait été conçue comme un travail de référence illustré, le premier volume du Recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux et les arts mécanique avec leur explication a paru seulement en 1762, soit onze ans après la publication du premier volume de texte. En outre, l'estimation initiale de 600 planches s'est bientôt avérée insuffisante. Ces facteurs ont rendu la coordination du texte et des planches difficile. Dans certains cas, les auteurs pouvaient consulter les images réalisées tout en écrivant leurs articles, et donner ainsi les références précises de la planche et du numéro de l'image. Dans d'autres cas, les planches ont été dessinées longtemps après que les articles ont été écrits, si bien qu'il n'y a parfois que peu de rapport entre eux.
Pour des raisons techniques , le projet ARTFL utilise les pages et les images reproduites par READEX MICROPRINT/PERGAMON PRESS,1969. La comparaison entre cette version et celle des microfiches de IDC nous montre qu`il n`y a pas de différences, mais on ne peut pas le garantir. Richard Schwab a accepté d'expertiser la version microfiche produite par IDC (Leyde, Hollande) et a confirmé qu'elle est une copie fidèle de la première édition, telle que celle-ci est définie dans son Inventory of Diderot's Encyclopédie, volume I (Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, vol. 80 (1971), pp 64-78).

Zina
TUCSNAK (CNRS, INaLF),
( assistance informatique pour le site français)
Mark
Olsen, ARTFL Project
, Université de Chicago